Publié le 15 juillet 2024

En résumé :

  • Privilégiez les restaurants certifiés « Aliments du Québec au menu » pour soutenir les circuits courts et réduire les kilomètres alimentaires.
  • Adoptez des habitudes zéro déchet grâce à un kit réutilisable et aux infrastructures de tri de la ville.
  • Utilisez le cocktail de transport unique à Montréal (Métro, BIXI, Communauto) alimenté en grande partie par l’hydroélectricité.
  • Exigez des preuves de durabilité dans les hôtels en vérifiant des certifications comme la « Clé Verte » pour éviter le greenwashing.
  • Compensez l’impact inévitable de votre vol via des programmes québécois fiables et certifiés comme Carbone boréal.

Visiter une métropole vibrante comme Montréal tout en respectant ses convictions écologiques peut sembler un défi. On pense immédiatement à utiliser les transports en commun ou à refuser les pailles en plastique, des gestes louables mais souvent insuffisants face à l’empreinte globale d’un voyage. Le risque est de s’en tenir à des actions symboliques sans réellement changer la donne, voire de tomber dans le piège du « greenwashing » de certaines entreprises.

Pourtant, la métropole québécoise offre un terrain de jeu exceptionnel pour le voyageur conscientisé. Son secret ne réside pas seulement dans une série de petits gestes, mais dans un véritable écosystème de solutions durables intégrées. L’hydroélectricité quasi omniprésente, les initiatives citoyennes uniques au monde et un réseau d’entreprises locales engagées permettent d’aller bien au-delà de la simple réduction d’impact.

L’angle de ce guide est donc pragmatique et systémique : il ne s’agit pas de vous culpabiliser, mais de vous donner les clés pour faire des choix informés et véritablement efficaces. Nous verrons comment transformer chaque aspect de votre séjour — de l’assiette à l’oreiller, du transport aux loisirs — en une contribution positive à l’environnement et à l’économie locale. Préparez-vous à découvrir comment Montréal vous permet de passer du statut de simple touriste à celui de voyageur régénératif.

Cet article vous guidera à travers les choix concrets et les infrastructures uniques qui font de Montréal une destination de choix pour le tourisme durable. Explorez avec nous comment chaque décision peut faire une réelle différence.

Pourquoi privilégier les restaurants certifiés « Aliments du Québec » réduit votre impact écologique ?

L’un des impacts les plus significatifs du tourisme est lié à l’alimentation. Opter pour des restaurants qui privilégient les circuits courts n’est pas seulement un gage de fraîcheur, c’est un acte écologique majeur. En choisissant des établissements certifiés « Aliments du Québec au menu », vous agissez directement sur la réduction des kilomètres alimentaires, c’est-à-dire la distance parcourue par les ingrédients avant d’arriver dans votre assiette. Moins de transport signifie moins d’émissions de CO2.

Ce programme garantit qu’un minimum de 60% des produits utilisés proviennent de fournisseurs québécois. Avec plus de 1000 restaurants certifiés à travers la province, l’offre est vaste et diversifiée. Cette démarche soutient également l’économie locale et les agriculteurs de la région, créant un cercle vertueux qui renforce l’écosystème local. Vous ne faites pas que bien manger, vous participez à la vitalité économique et à la résilience alimentaire du Québec.

Des établissements comme Espace 1909 à Montréal, l’un des 15 restaurants nominés pour le Prix restaurateur 2024, incarnent cet engagement. En dépassant souvent les 80% d’approvisionnement local, ils prouvent que gastronomie d’excellence et responsabilité environnementale peuvent aller de pair. Pour le voyageur, c’est l’assurance de vivre une expérience culinaire authentique tout en minimisant son empreinte écologique.

Avant votre visite, pensez à consulter la liste des restaurants participants sur le site du programme et, une fois sur place, recherchez le logo sur la porte ou demandez au personnel. C’est un petit geste pour une grande différence.

Comment voyager zéro déchet à Montréal quand on mange sur le pouce ?

Manger sur le pouce est souvent synonyme de déchets : emballages jetables, ustensiles en plastique, gobelets… Pourtant, Montréal est une ville particulièrement bien équipée pour faciliter un mode de vie zéro déchet, même pour les visiteurs. Le secret réside dans une préparation minimale et la connaissance des ressources locales. L’idée n’est pas de viser une perfection inatteignable, mais d’adopter quelques réflexes simples qui changent radicalement la donne.

La première étape consiste à assembler un petit « kit du voyageur zéro déchet ». Ce dernier n’a pas besoin d’être encombrant. Il peut simplement contenir :

  • Une gourde réutilisable, facile à remplir dans les nombreuses fontaines d’eau publiques de la ville.
  • Un ensemble d’ustensiles (bambou, métal) pour éviter les couverts en plastique.
  • Un ou deux contenants réutilisables pour les commandes à emporter.
  • Un sac en tissu pour les achats imprévus.
Kit de voyage zéro déchet avec contenants réutilisables et carte de Montréal

Une fois équipé, il suffit d’oser. La plupart des commerçants montréalais sont ouverts à l’idée de remplir vos propres contenants. Une phrase simple comme « Bonjour, acceptez-vous les contenants personnels pour une commande à emporter ? » est souvent accueillie positivement. De plus, la ville facilite le tri avec des poubelles à trois voies (compost, recyclage, déchet) très répandues dans les parcs et lieux publics. Pour aller plus loin, des applications mobiles peuvent vous aider à localiser les épiceries en vrac comme LOCO ou Vrac & Bocaux si vous prévoyez un séjour plus long.

En intégrant ces pratiques, vous découvrirez une autre facette de Montréal, plus authentique et en phase avec les valeurs de ses habitants.

Kayak ou vélo électrique : quelle activité choisir pour découvrir le Canal Lachine sans polluer ?

Le Canal de Lachine est un joyau historique et naturel de Montréal. Le découvrir est un incontournable, mais le faire sans polluer demande de choisir le bon mode de transport. Deux options se distinguent par leur faible impact : le kayak et le vélo électrique. Chacune offre une perspective unique sur le canal et son environnement, avec des avantages écologiques distincts. Le choix dépendra de vos envies, de la distance que vous souhaitez parcourir et du type d’expérience que vous recherchez.

Le vélo électrique, notamment via le système BIXI, est une solution extrêmement efficace. Montréal dispose de plus de 600 km de pistes cyclables, et celle du Canal Lachine s’étend sur 14 km. L’avantage majeur est que l’infrastructure BIXI est alimentée par l’hydroélectricité québécoise, une énergie renouvelable à 99%. L’impact carbone de votre balade est donc quasi nul. Le vélo permet de couvrir de plus grandes distances et d’observer la faune terrestre et l’architecture industrielle qui borde le canal. Le tableau suivant compare les deux approches.

Comparaison de l’empreinte écologique : kayak vs vélo électrique
Critère Kayak Vélo électrique
Impact sur la faune Minimal si respecté Nul
Émissions directes 0 kg CO2 0 kg CO2
Cycle de vie 15-20 ans 5-8 ans (batterie)
Distance parcourue 5-10 km 20-40 km
Observation biodiversité Oiseaux aquatiques Faune terrestre

Le kayak, de son côté, offre une immersion totale et silencieuse dans l’écosystème aquatique du canal. C’est le moyen idéal pour observer les oiseaux d’eau sans les déranger. L’impact direct sur l’environnement est nul, et le cycle de vie du matériel est plus long que celui des batteries de vélo. Cependant, la distance parcourue est naturellement plus limitée. En fin de compte, les deux options sont excellentes pour une découverte à zéro émission directe. Le vélo électrique est plus pratique pour une exploration étendue, tandis que le kayak privilégie une connexion intime avec la nature.

Quelle que soit votre décision, vous ferez l’expérience du canal de la manière la plus respectueuse qui soit, en parfaite harmonie avec l’esprit de la ville.

L’erreur de croire que tous les hôtels « verts » le sont vraiment : les certifications à vérifier

Le terme « hôtel vert » est devenu un argument marketing courant, mais il cache souvent une pratique de greenwashing. Changer les serviettes moins souvent ou proposer des ampoules basse consommation sont des gestes appréciables, mais insuffisants pour qualifier un établissement de véritablement durable. Pour un voyageur soucieux de son impact, il est crucial de s’appuyer sur des critères vérifiables et des certifications reconnues plutôt que sur de vagues promesses écologiques. À Montréal, plusieurs labels permettent de faire un choix éclairé.

La certification la plus fiable au Canada est la « Clé Verte » (Green Key). Ce programme évalue les hôtels sur une échelle de 1 à 5 clés en fonction de leurs performances environnementales et sociales. Un hôtel avec 4 ou 5 clés a mis en place des mesures significatives bien au-delà des standards de base. L’engagement de la ville elle-même est une garantie supplémentaire. Comme le souligne Tourisme Montréal dans son rapport de certification, l’engagement de la ville est profond :

Montréal a obtenu le plus haut score jamais enregistré par la certification GreenStep au niveau Platinum, démontrant l’engagement de la ville envers un tourisme véritablement durable

– Tourisme Montréal, Rapport de certification GreenStep 2024

Cet engagement de la destination rejaillit sur ses partenaires. Au-delà du label, n’hésitez pas à poser des questions concrètes à l’hôtel : l’électricité provient-elle bien d’Hydro-Québec (renouvelable à 99%) ? Y a-t-il un programme de compostage actif ? L’établissement travaille-t-il avec des fournisseurs locaux ? Les réponses à ces questions sont souvent plus révélatrices que n’importe quelle brochure.

Votre plan d’action : Évaluer la durabilité d’un hôtel

  1. Points de contact : Vérifiez le site web de l’hôtel, les plateformes de réservation (section « durable ») et contactez directement la réception par courriel ou téléphone.
  2. Collecte des preuves : Recherchez la présence du logo « Clé Verte » et son niveau. Demandez des exemples concrets : « Quels sont vos fournisseurs locaux ? », « Comment gérez-vous vos déchets alimentaires ? ».
  3. Cohérence des affirmations : Confrontez les promesses (« hôtel écologique ») aux faits (absence de certification, pas de programme de compostage visible).
  4. Mémorabilité et authenticité : Un hôtel qui met en avant ses partenaires locaux sur son menu est plus crédible qu’un hôtel qui se contente d’une affiche sur le recyclage.
  5. Plan d’intégration : Privilégiez les hôtels certifiés (Clé Verte 4 ou 5) et ceux qui peuvent fournir des preuves tangibles de leurs actions, au-delà du marketing.

Faire ce travail de vérification en amont garantit que votre argent soutient des entreprises réellement engagées et que votre séjour est en accord avec vos valeurs.

Vol vers Montréal : quand et comment acheter des crédits carbone fiables pour votre trajet ?

Pour la plupart des voyageurs internationaux, le vol est la partie la plus importante de l’empreinte carbone du voyage. Si prendre l’avion est inévitable, compenser ses émissions devient une étape essentielle d’une démarche de tourisme durable. Cependant, tous les programmes de compensation carbone ne se valent pas. Pour que votre contribution ait un impact réel, il est primordial de choisir un programme fiable, transparent et, idéalement, avec des retombées locales.

Le meilleur moment pour acheter des crédits carbone est juste après la réservation de votre vol, lorsque vous connaissez la distance exacte et que l’action est encore fraîche dans votre esprit. Plutôt que d’opter pour les options souvent opaques proposées par les compagnies aériennes, tournez-vous vers des programmes indépendants et certifiés. Au Québec, Carbone boréal, un programme de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), est une référence. Il est vérifié selon les normes internationales ISO 14064, ce qui garantit la rigueur de ses calculs et de ses actions.

Le principe est simple : vous calculez les émissions de votre vol (des calculateurs sont disponibles en ligne) et vous achetez l’équivalent en crédits carbone. Avec Carbone boréal, le coût est actuellement de 42 CAD par tonne de CO2, ce qui correspond à la plantation d’arbres dans la forêt boréale québécoise. Chaque arbre planté séquestre environ 140 kg de CO2 sur 70 ans. Ce programme a un double impact : il lutte contre le changement climatique et génère des retombées économiques locales en versant des ristournes aux propriétaires terriens qui participent au reboisement.

En choisissant un programme local et certifié, vous transformez une simple compensation en un investissement concret pour l’environnement et l’économie du Québec.

Agrotourisme : comment organiser une journée à la ferme pour montrer aux enfants d’où vient leur nourriture ?

Le tourisme durable, ce n’est pas seulement réduire son impact négatif, c’est aussi créer un impact positif en se connectant à l’écosystème local. L’agrotourisme est une façon merveilleuse de le faire, particulièrement avec des enfants. Organiser une journée dans une ferme près de Montréal permet de transformer le concept abstrait de « manger local » en une expérience tangible, sensorielle et éducative. C’est l’occasion de montrer concrètement d’où vient la nourriture, de la terre à l’assiette.

La région péri-montréalaise regorge d’opportunités pour l’agrotourisme, et chaque saison offre ses propres activités. Planifier une visite devient un jeu d’enfant en suivant le calendrier agricole naturel du Québec. Voici quelques idées pour organiser votre escapade :

  • Mars-Avril : C’est la saison des sucres ! Une visite dans une cabane à sucre traditionnelle pour voir la récolte de l’eau d’érable et sa transformation en sirop est une expérience typiquement québécoise.
  • Juin-Juillet : Direction les fermes de Laval ou de la Montérégie pour l’autocueillette des fraises et autres petits fruits. C’est une activité ludique qui ravit les petits et les grands.
  • Août-Septembre : La fin de l’été est marquée par la récolte du maïs. De nombreuses fermes proposent des labyrinthes de maïs géants, une aventure familiale par excellence.
  • Septembre-Octobre : L’automne est la saison des pommes et des courges. Les vergers ouvrent leurs portes pour l’autocueillette, souvent accompagnée de dégustations de cidre et de beignets aux pommes.
Famille avec enfants dans une ferme d'autocueillette près de Montréal

Même en pleine ville, des initiatives comme les fermes sur les toits de Lufa Farms offrent des visites pour comprendre l’agriculture urbaine. Ces sorties ne sont pas seulement amusantes ; elles créent des souvenirs durables et forgent une nouvelle appréciation pour la nourriture et ceux qui la produisent. C’est une leçon d’écologie et d’économie locale qui passe par le plaisir et la découverte.

En participant à ces activités, vous soutenez directement les agriculteurs locaux et offrez à votre famille une compréhension profonde du cycle alimentaire.

Points clés à retenir

  • Le tourisme durable à Montréal repose sur l’utilisation d’infrastructures uniques (métro, BIXI) et de certifications locales (Aliments du Québec, Clé Verte).
  • Éviter le greenwashing est crucial : fiez-vous aux labels reconnus et posez des questions concrètes plutôt qu’aux simples déclarations marketing.
  • Passer d’une logique de « réduction d’impact » à une logique de « contribution positive » en s’engageant dans l’écosystème local (agrotourisme, ruelles vertes) est la clé d’un voyage réussi.

Comment le cocktail transport (Métro + Bixi + Communauto) peut-il remplacer la deuxième voiture du ménage ?

À Montréal, se déplacer de manière durable n’est pas une contrainte, mais une opportunité. La ville a développé un cocktail de transport multimodal si efficace qu’il peut non seulement remplacer la voiture de location pour un touriste, mais aussi la deuxième voiture pour un résident. L’interconnexion entre le métro, le service de vélos en libre-service BIXI et l’autopartage Communauto forme un réseau dense et flexible. L’atout majeur de ce système est son faible impact carbone, car comme le souligne le guide Fairmoove, le transport collectif montréalais repose largement sur l’hydroélectricité.

Le métro est la colonne vertébrale du système, permettant de traverser rapidement la ville. Les stations de BIXI, avec des vélos classiques et électriques, sont stratégiquement placées près des sorties de métro, assurant une couverture fine du « dernier kilomètre ». Pour les déplacements nécessitant une voiture (grosses courses, sorties hors de l’île), Communauto offre une flotte de véhicules accessibles à l’heure ou à la journée. L’application mobile de chaque service permet une planification fluide et en temps réel.

Financièrement, ce cocktail est imbattable comparé à la possession ou la location d’une voiture. Une carte OPUS hebdomadaire pour le métro et le bus, complétée par quelques trajets en BIXI, coûte une fraction du prix d’une seule journée de location de voiture incluant l’essence et le stationnement exorbitant du centre-ville. Cette approche multimodale n’est pas seulement économique et écologique ; elle offre une flexibilité maximale et une expérience beaucoup plus immersive de la ville, loin des embouteillages.

Adopter ce mode de vie le temps d’un séjour, c’est découvrir Montréal au rythme de ses habitants et comprendre pourquoi la ville est un leader en mobilité durable.

Comment créer une ruelle verte dans votre quartier montréalais en respectant les règlements municipaux ?

Les ruelles vertes sont l’une des initiatives citoyennes les plus emblématiques et uniques de Montréal. Ces anciens corridors de service, souvent bétonnés et négligés, sont transformés par les résidents eux-mêmes en havres de paix, en jardins communautaires et en corridors écologiques. Avec plus de 400 ruelles transformées, notamment dans des quartiers comme le Plateau-Mont-Royal ou Rosemont, elles sont devenues une attraction à part entière, illustrant parfaitement comment l’engagement citoyen peut remodeler le paysage urbain de manière durable.

Pour les visiteurs, explorer ces ruelles est une expérience fascinante, mais elle doit se faire avec le plus grand respect. Ce sont des espaces semi-privés, entretenus par les riverains. Il est donc crucial de se comporter comme un invité. Cela signifie marcher doucement, parler à voix basse, et surtout, ne cueillir aucune plante et rester sur les sentiers. Ces espaces sont des îlots de fraîcheur essentiels en été et des refuges pour la biodiversité urbaine (oiseaux, insectes pollinisateurs). Chaque ruelle a sa propre personnalité, reflétant la communauté qui l’a créée.

Si l’idée de créer une ruelle verte vous inspire, le processus à Montréal est bien encadré par les arrondissements. Il commence par la mobilisation d’un groupe de voisins motivés. Ensemble, ils doivent élaborer un projet (plan de plantation, aménagement) et le soumettre à leur éco-quartier, qui les accompagnera dans les démarches administratives pour obtenir l’approbation de l’arrondissement. Bien que le processus demande de l’engagement, le résultat transforme durablement la qualité de vie du quartier, renforce les liens sociaux et a un impact écologique direct.

Pour que cette cohabitation entre résidents et visiteurs soit une réussite, il est primordial de connaître les règles de respect de ces espaces uniques.

Votre prochain voyage à Montréal peut être une force positive. En appliquant ces principes, vous ne serez plus un simple visiteur, mais un acteur engagé dans l’écosystème durable et communautaire de la ville.

Rédigé par Guillaume St-Onge, Éco-conseiller et chargé de projets en développement durable et agriculture urbaine. Il a 10 ans d'expérience dans le verdissement des quartiers montréalais et la mobilité active.